SOIRÉE DE LECTURES EXCEPTIONNELLES

Organisation des visites du Vendredi 29 Août 2020

Visites de la Tour ( tarifs normaux)

11h,12h,14h,15h,16h

Visites de la Tour ( tarifs réduits)

17h,18h,19h

Organisation de l'événement

Soirée payante : 10€/8€
Réservation obligatoire.
Ouverture de la billetterie le 1er juillet.

http://permanencesdelalitterature.fr/litterature-en-jardin-2020-reservations/

Possibilité de se restaurer sur place.

>> 18h00 : Le pays, l'écriture
Conversation avec Marie-Hélène Lafon
Médiation : Claude Chambard
Conversation sous le magnolia avec l’auteure autour de l’attachement aux paysages de l’enfance, de la terre d’origine et de ses filiations littéraires (Calaferte, Flaubert, Genet, Michon).

« La géographie est au sens premier du terme une écriture de la terre. »

Marie Hélène Lafon

Marie-Hélène Lafon est née en 1962 dans le Cantal. Depuis 1980, elle vit et travaille à Paris. La plupart de ses livres, romans et nouvelles, ont été publiés depuis 2001 chez Buchet Chastel.

>> 21h00 : Boutès
Récit-récital avec Pascal Quignard (auteur) et Aline Piboule (pianiste)
Boutès est une invitation au voyage. Suivant le parcours initiatique proposé par l’auteur, « Boutès » emmène le public en traversée, bercé ou ébranlé par ce lien ténu entre les mots et les sons.

Pascal Quignard a consacré une dizaine de livres à la musique. Dans Boutès (éditions Galilée, 2008), Pascal Quignard a rassemblé sa mythologie personnelle sur la musique et fait revivre un mythe peu connu et beaucoup plus ancien que celui d’Ulysse, Boutès, le seul héros qui s’offre à la musique.

Boutès est une invitation au voyage. Suivant le parcours initiatique proposé par l’auteur, « Boutès » emmène le public en traversée, bercé ou ébranlé par ce lien ténu entre les mots et les sons.

Des écrits de Michel de Montaigne à Pascal Quignard, les correspondances sont nombreuses. La quête intérieure, la lecture et l’étude, le recours à la citation des grands auteurs latins et grecs, le cheminement et la méditation, sont autant de sujets et de manière d’écrire qui rassemblent, à quatre siècle d’écart, les deux écrivains humanistes.

Création et première date de tournée
Texte de Pascal Quignard et traductions d’Apollonios de Rhodes
Musiques de Debussy, Schubert, Scriabine, Ravel, Chopin, Bartók, Messiaen
Compositions originales de Benoît Menut
Transcription de Yann Ollivo
Création et première date de tournée

Pascal Quignard est romancier et essayiste. Son œuvre est aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes de la littérature française contemporaine. Elle a fait l’objet de plusieurs études.
Auteur d’une œuvre considérable qui compte une pas moins de quatre-vingt ouvrages publiés chez Gallimard, Grasset, Flammarion, Galilée…. L’un de ses romans, Tous les matins du monde, a été adapté à l’écran par Alain Corneau en 1991.
Le premier tome de la suite intitulée Le Dernier royaume (10 volumes publiés à ce jour) obtient le prix Goncourt en 2002. Son œuvre est Grand prix Albert de Monaco. Grand prix du roman de l’Académie française, prix Jean Giono, prix André Gide, prix de la SCAM en 2019, prix Marguerite Yourcenar en 2020.

Artiste remarquée pour ses qualités artistiques alliant une puissante énergie à une extrême sensibilité, Aline Piboule défend avec la même conviction tous les répertoires pianistiques allant de Bach aux compositeurs d’aujourd’hui.
Forte de nombreuses distinctions, elle remporte 5 prix au Concours International de piano d’Orléans en 2014. Son premier disque en soliste, paru en avril 2017 (Artalinna), est consacré aux compositeurs français Gabriel Fauré et Henri Dutilleux. Il est unanimement salué par la critique (4 F Télérama, 5 Diapasons, 4* Classica, Sélection Le Monde, 5* Pizzicato…), et fait partie de “La discothèque idéale du piano” du magazine Classica de juillet 2018.

>> 22h30 : Le souci de la terre
Lecture dessinée par Frédéric Boyer (auteur) et Alfred (dessinateur)
Lecture dessinée à partir de la nouvelle traduction des "Géorgiques" de Virgile, "Le souci de la terre", par le traducteur, poète, romancier et éditeur Frédéric Boyer, publiée aux éditions Gallimard en 2020.

Les Géorgiques sont l’une des trois œuvres majeures de Virgile avec Les Bucoliques et L’Énéide. L’auteur latin célèbre dans ce long poème de 2000 vers, la beauté profonde de la terre. Virgile annonce son projet dès l’ouverture de son œuvre : traiter des techniques et des arts de la res rustica, la matière agricole : travaux des champs, culture de la vigne, élevage et apiculture.
Retraduire aujourd’hui ce poème, c’était découvrir combien ce texte résonne avec nos préoccupations et notre sensibilité contemporaines : fragilité du vivant et des espaces naturels, lien des hommes à la terre, aux végétaux et aux animaux.

« Oui, si ton regard se tourne vers le soleil rapide et la séquence des lunes, tu ne te tromperas jamais sur le temps du lendemain, tu ne te laisseras ainsi pas prendre aux mensonges d’une nuit calme. »

Extrait de Géorgiques de Virgile, traduction de Frédéric Boyer

Frédéric Boyer né en 1961, est écrivain, traducteur et éditeur. Auteur d’une trentaine de livres tous publiés aux éditions P.O.L, romans, essais, poèmes et traductions. Il reçoit le prix du Livre inter en 1993 pour son roman Des choses idiotes et douces, et le prix Jules Janin de l’Académie française en 2008 pour Les Aveux, nouvelle traduction des Confessions de saint Augustin. Il a dirigé le chantier de La Bible, Nouvelle Traduction (éditions Bayard, 2001) avec de nombreux écrivains contemporains (Olivier Cadiot, Jean Echenoz, Florence Delay, Jacques Roubaud, Valère Novarina…). Depuis des années, son œuvre associe l’écriture personnelle à la relecture et la traduction de grands textes anciens. Il prend en mai 2018 la direction des éditions P.O.L à la mort du grand éditeur Paul Otchakovsky-Laurens.

Alfred est scénariste, auteur et coloriste dans le domaine de la bande dessinée française. Il débute aux Éditions Delcourt à la fin des années 1990. En 2000, il rencontre David Chauvel avec lequel il réalise une série jeunesse : Octave. En 2006, il publie Pourquoi j’ai tué Pierre (Delcourt) avec Olivier Ka, qui reçoit le Prix du public et le Prix essentiel à Angoulême en 2007. En 2009, il publie Je mourrai pas gibier (Delcourt), adaptation du roman de Guillaume Guéraud, avant de s’installer trois ans à Venise. En 2013, il achève et publie Come Prima, album le plus personnel, dont il est auteur complet. L’album reçoit le Fauve d’Or du Meilleur album au festival d’Angoulême 2014.